Sanogo – Prasitharath : [1/4] Présentations

Avant le derby ce samedi, Bamba Sanogo (UJS Toulouse) et Anousone Prasitharath (Bruguières SC), deux joueurs d’expérience, ont répondu à nos questions. Commençons par les présentations.

Anousone Prasitharath est le capitaine de Bruguières. Né au Laos, il est arrivé à Toulouse à trois ou quatre ans. Il est notamment passé par le centre de formation du TFC et a connu quelques sélections en équipe de France de futsal.

Bamba Sanogo est un des doyens de l’UJS. Il a joué six saisons à Garges avant de venir à Bruguières en 2014. La saison d’après, il rejoignait l’UJS, alors en D2.

Beaucoup de joueurs de futsal ont commencé par le foot à onze, c’est aussi ton cas ?

Anousone Prasitharath : De 15 à 21 ans, j’étais au TFC et après, je suis parti en National à Louhans-Cuiseaux. Je suis ensuite parti à Genève puis je suis revenu à Colomiers pour un an et demi en CFA2 et CFA avant d’aller jouer à Singapour et en Thaïlande.

Bamba Sanogo : Quand j’avais 18 ans, je faisais les deux. Du lundi au vendredi, je m’entraînais. Samedi et dimanche, j’enchaînais les matchs de futsal et de foot à onze. J’ai dû faire les deux pendant deux ans.

Et maintenant, Anousone, tu es au futsal depuis un petit moment.

Anousone Prasitharath : Maintenant, ça va faire… pfiou, je suis le plus ancien je crois de l’équipe. Christopher [Romao] revient mais j’étais au club avant lui. Quand j’étais à Colomiers, j’avais aussi ma licence ici, jusqu’au moment où on n’a plus eu le droit de cumuler et j’ai arrêté le foot à onze.

Pourquoi tu as choisi le futsal finalement ?

Anousone Prasitharath : La famille qui tient le club, ce sont des amis. J’ai fait le choix entre jouer pour le cœur ou pour les finances. Pour le financier, je pouvais repartir à onze, dans des clubs de la région qui me proposaient pas mal pour jouer à ces niveaux, mais je préférais jouer pour la famille, les amis. La présidente, c’est comme une maman.

Bamba Sanogo : Le futsal s’est imposé naturellement. Je faisais les deux et, quand j’ai signé à Garges, ils étaient déjà en Ligue 1 et je ne pouvais plus cumuler. Je devais faire un choix et, vu qu’au futsal j’étais déjà au plus haut niveau, je me suis consacré au futsal. Et puis je préférais le futsal : on est plus sollicité, c’est un jeu qui me convient mieux. Sur grand terrain, parfois la balle est d’un côté, toi de l’autre, tu es là, tu attends, tu avances un peu. Au futsal, ce n’est pas pareil. En attaque ou en défense, dès l’instant où tu es sur le terrain, vous êtes quatre contre quatre. Ça veut dire que s’il y en a un qui ne fait pas son travail, ça se voit direct. Tu ne peux pas tricher.

On sait que le futsal n’est pas pro en France. Quel est ton métier ?

Anousone Prasitharath : Je bosse en tant que mécanicien aéro chez Liebherr, à Fenouillet pas loin d’ici. Cette année, je suis reparti à l’école. Je fais un CIF [congé individuel de formation] pour passer un BTS logistique. J’essaie de bifurquer pour pouvoir évoluer dans ma boîte puisque c’est une bonne boîte et pour cela il faut des diplômes.

Bamba Sanogo : Je suis cariste. Je conduis des Fenwick, transporte les palettes et charge les camions avec.

Bamba, quand tu quitté Garges pour Bruguières, c’était pour le futsal ?

Bamba Sanogo : Je suis né à Paris, j’avais fait toute ma vie à Paris. Quand Bruguières m’a appelé, j’ai eu leur proposition. Ça ne me coutait rien de tenter. J’y vais, je fais un an et si ça se passe mal, je peux toujours rentrer chez moi. Mais je voulais connaître autre chose que la vie sur Paris.

Est-ce-que tu t’intéresses aussi aux autres clubs toulousains ?

Anousone Prasitharath : Je regarde un peu les équipes de futsal, en DH. J’ai toujours des contacts à Colomiers, je m’intéresse au foot à onze quand même. Je suis sans trop suivre : l’actu, les résultats, les fusions.

Bamba Sanogo : Ça fait trois ans que je suis là, ça veut dire que j’ai des potes qui jouent un peu dans tous les clubs. Le futsal à Toulouse, on se connait un peu tous.

Et dans les autres sports ?

Anousone Prasitharath : J’ai des potes rugbymen, ça m’arrivait d’aller les voir. Mais je viens d’avoir une fille, alors c’est terminé. J’allais aussi voir le handball quand il y avait Joël da Silva. Il venait nous voir et nous invitait au Palais des Sports.

Bamba Sanogo : Pas spécialement. Un peu de foot à onze, ça m’arrive de regarder la Ligue des Champions mais ça ne va pas plus loin. Je préfère jouer que regarder…

[Suite de l’entretien à suivre sur toulousesport.fr]

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