TFC, attention danger !

Le petit monde du foot toulousain en a l’habitude, sans doute trop ces dernières années, mais le club d’Olivier Sadran se retrouve dans une situation comptable critique.

Depuis plusieurs saisons c’est le même scénario. Une équipe annoncée avec un bon potentiel, des objectifs réalisables : une finale de coupe et une première partie de tableau. Oui mais voilà, le constat est là, le Téfécé est 19e de Ligue 1 et éliminé de la Coupe de la Ligue.

À l’instar des saisons passées, l’envie est là, parfois la manière mais le vent ne tourne pas. Nous nous offusquons des erreurs d’arbitrage, des pénaltys oubliés mais, lorsque par bonheur le coup de sifflet punitif retentit, nous ne transformons pas l’offrande (trois pénaltys manqués cette saison). Les fins de match, si souvent salutaires à partir des années 2000, ne nous apportent que des scénarios catastrophiques. Le pire, c’est que chacun d’entre nous, le pressent. La grinta, la confiance n’est pas sur les bords de Garonne. Les Violets sont devenus spécialistes des bonnes prestations face aux grosses écuries mais cela n’apporte que très peu de points. À contrario, ceux cédés face à des adversaires largement à notre portée nous font mal, au classement bien-sûr mais surtout au mental. Notre équipe est devenue spécialiste pour relancer les clubs en mal de victoire. Très souvent les fins de mauvaises et début de bonnes séries de nos adversaires ont pour dénominateur commun le TFC.

Alors, à mi-saison, il ne faut pas être pessimiste sur l’issue de cet exercice mais il est important que les joueurs, le staff, le président et les supporters tirent dans le même sens. Il reste 18 journées et les deux qui arrivent sont capitales. Pourtant, tout est à craindre. Le Nantes de Ranieri qui réalise des miracles. On se demanderait presque ce qu’il réussirait à faire avec l’effectif de son confrère savoyard. Et Montpellier, pour le derby occitan à l’extérieur. Deux rencontres que le Tef se doit de réussir comptablement sous peine de se donner un sacré mal de crâne pour la suite du championnat et devoir jouer avec la peur. Alors oui, jamais aucune équipe n’avait remonté dix points en dix journées, c’était superbe mais cette année on préférait se passer d’émotion négative. Il faudra pour cela trouver une efficacité offensive – peut-être en usant du mercato hivernal – et retrouver une solidité défensive notamment celle de notre gardien de but, plus aussi décisif que lors de ses grands débuts.

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