Euro – Les 3 Toulousains au tour principal !

La dernière journée du groupe A s’est révélée riche en surprises, au plus grand bonheur des deux Toulousains qui y prenaient part.

Comme nous le relations en avant-match, la Serbie de Nemanja Ilić était dos au mur, dernière du groupe sans le moindre point. Pour sa part, la Suède de Fredric Pettersson était déjà qualifiée mais risquait fort de passer au tour principal sans point puisque la victoire contre la Serbie n’aurait pas compté.

La Serbie gagne et prie

Mais à Split, rien ne s’est passé comme prévu. Le premier acte entre Serbes et Islandais est équilibré, chaque équipe menant à tour de rôle au gré de ses bonnes séries. C’est logiquement sur un score de parité que les deux équipes retournent au vestiaires. La reprise est favorable aux insulaires qui mènent 16-20 après 42 minutes mais quelques pertes de balle cassent leur dynamique. C’est ensuite un festival de poteaux (4 en moins de six minutes) qui permet aux Slaves de prendre à nouveau les devants. Après un quatrième but personnel pour Nemanja Ilić, la Serbie mène 29-26 à 62 secondes de la fin. Le match est gagné mais un nouveau but qualifierait directement la sélection de Jovica Cvetković. La défense tient et Rúnar Kárason voit son tir contré mais la dernière attaque n’aboutit pas. La Serbie a sauvé l’honneur mais n’est pas encore qualifiée.

Le temps des calculs

C’est là une des implications étranges des règles de départage qui privilégient les confrontations directes : selon le résultat du Croatie-Suède, la Serbie ou l’Islande se qualifiera. En effet, si la Suède perd, on aurait une égalité à trois qui placerait la Suède en tête devant l’Islande et la Serbie fermerait la marche. Tandis que si la Suède prend au moins un point, il ne faudrait plus départager que la Serbie et l’Islande et c’est donc l’équipe d’Ilić qui passerait. De plus, avec le système de poules successives, une victoire ou un nul de la Suède leur permettrait de passer avec 4 ou respectivement 3 points contre aucun en cas de défaite puisqu’elle serait accompagnée de la Serbie (qu’elle a battu) dans les premiers cas au lieu de l’Islande.

La Suède refroidit Split

La Croatie est la première à scorer, dans un match qui monte très vite en tension avec deux exclusions dans les deux premières minutes. Après 6 minutes 15, elle mène 4-3. Elle ne marquera à nouveau que 7 minutes 28 et 6 buts encaissés plus tard, sur un pénalty obtenu en supériorité numérique. Ce trou d’air conditionne toute la suite car la sélection au damier ne courra après le score pendant tout le reste de la partie. Elle revient certes à 8-10 mais on retrouve le +5 pour la Suède à la pause. Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Fredric Pettersson ne faiblissent pas. L’humiliation atteint son paroxysme après la 40e minute, avec un +9 (16-25 puis 17-26). Le score s’adoucit en fin de match sans que la Croatie n’ait pu croire à une égalisation. Les six arrêts des gardiens croates ne peuvent que confirmer les difficultés défensives du pays hôte dans ce match.

Du côté du FENIX

Avec la qualification pour Ilić et les quatre points pour Pettersson, la soirée est parfaite. Lorsque l’on se focalise sur nos joueurs, le bilan est plus contrastée.

Alors qu’il avait joué un peu moins de trente minutes sur chacun des deux premiers matchs, le capitaine du FENIX a bénéficié de pratiquement trois quarts d’heure sur ce match décisif. Et il était en jeu lors des actions chaudes, tirant le pénalty du 26-25 ou marquant le dernier but de la rencontre. Son bilan au tir est correct avec 4/6 dont 1/1 à 7 mètres et on lui pardonnera un échec : celui en toute fin de première période alors qu’il ne restait plus de temps. Avec ce match, il semble devenir un joueur clé de la sélection serbe.

Pour le pivot suédois, l’analyse est toute autre. Lui qui avait joué 33 minutes contre l’Islande puis 38 contre la Serbie a du se contenter de miettes : six minutes et sept secondes en tout, dont une partie non négligeable lorsque Max Darj, le pivot titulaire, était exclu. Pourtant, Kristján Andrésson a profité de l’avance pour faire tourner son effectif avec 11 joueurs à plus de 20 minutes. Avec un seul tir pris – et manqué – sur l’ensemble de la compétition et une telle transparence lors du match référence de son équipe, Pettersson semble relégué au fond du band de touche suédois.

Et la suite ?

Groupes A et B se retrouvent à Zagreb pour le tour principal. La Suède et la France qui comptent déjà 4 points se retrouveront samedi. Avant cela, la Serbie et le Bélarus tenteront de prendre leurs premiers points face à la Norvège et la Croatie.


Ce mercredi, Ferran Solé et l’Espagne, déjà qualifiés, affronteront le Danemark avec pour objectif d’avoir eux aussi quatre points au début du tour principal.

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