Le Fenix rebondit

En signant une victoire majeure contre un des cadors du championnat, le Fenix fait renaître un espoir de jouer l’Europe. La fin de saison s’annonce intense.

« Cette victoire contre le SRVHB rattrape notre faux pas à Tremblay » déclare Philippe Gardent en fin de match. 8e à seulement 3 points du 4e, le Fenix a l’occasion de finir européen. Pour cela, il faudra enchaîner les grosses performances comme celle de ce soir.

Le résumé

En début de match, les attaques placées sont à la peine d’un côté comme de l’autre. Les visiteurs inscrivent les premiers buts sur des contre-attaques, tandis que le Fenix débloque son compteur sur penalty grâce à Nemanja Ilic. Mais rapidement, le Palais des Sports retient son souffle quand Romain Ternel sort boitillant, après seulement 3 minutes. Décevant depuis le début de saison, c’est Kasper Kisum, la recrue, qui doit prendre ses responsabilités au poste d’arrière gauche. Et il le fait très bien, si son premier tir est complètement raté, il ne baisse pas les bras, fixe, créé des espaces, et fini même par marquer pour laisser le Fenix au contact 8-8 après le quart de jeu. C’est le moment choisi par l’ancien entraîneur du Fenix, Joël da Silva, pour poser un temps-mort. Mais ce sont bien les Toulousains qui vont en profiter. Tribillon, très en jambes ce soir, inscrit deux buts en moins de 30 secondes. Les locaux font alors le premier break à 11-8. Un écart qui va se creuser jusqu’à la pause grâce à un excellent match du portier Yassine Idrissi. Sur le gong, c’est Kasper Kisum qui une nouvelle fois prend ses responsabilités, et place en solitaire une lucarne coin long. 16-11 à la pause.

Le tournant : Caucheteux voit rouge

Au retour des vestiaires, le match tourne une nouvelle fois à l’avantage du Fenix. L’international français Raphaël Caucheteux place son coude au niveau du visage de Romain Ternel alors que ce dernier est en extension. Les arbitres sont unanimes, c’est carton rouge. Le scénario s’inverse alors, par rapport au début de match, les attaques prennent le dessus sur les défenses. Alors que Toulouse trouve des solutions dans tous les secteurs, en face seul Sarmiento se met en évidence. Un peu tard sans doute car, côté Toulouse, Przybylski entre aussi dans son match et place définitivement les locaux sur orbite. Ils s’imposent 34-29 sur un magnifique kung-fu. Cette victoire de prestige redonne quelques espoirs dans la course à l’Europe.

L’homme du match : Romain Ternel

Toujours indécis concernant son avenir, le demi-centre toulousain signe une performance majeure. Deuxième meilleur buteur de son équipe, c’est pourtant dans le travail de l’ombre que l’homme s’est illustré. Passé par tous les états d’âme dans ce match, Romain est rapidement sorti sur blessure, avant de revenir 10 minutes plus tard. C’est lui qui reçoit au visage le coup de coude de Caucheteux. Des claques, il va en recevoir d’autres, s’agaçant à plusieurs reprises contre les arbitres sans jamais sortir de son match. Il tiendra son équipe mobilisée jusque dans les derniers instants de la rencontre.

À sa performance, on peut associer celle de Yassine Idrissi. Le portier toulousain va éteindre Caucheteux, Sarmiento et Di Panda sur jet de 7 mètres (rien que ça). Irremplaçable durant toute la rencontre, il a également fait la différence.

Les stats

Tribillon 9/10 (buts/tirs)
Ternel 4/6
Kisum 3/5
Idrissi 13 arrêts plus 3/7 au penalty.

Les réactions

Philippe Gardent : « On voulait savoir qui serait le plus dans le rythme entre une équipe qui joue 3 matchs en 5 jours et une autre qui n’a pas joué depuis 10 jours. Il fallait qu’on rebondisse après cette finale contre le PSG. Pour une fois on n’a pas eu de gros trous d’air. Pour une fois, le niveau n’a pas baissé lorsqu’on a commencé notre rotation. Battre Saint-Raphaël c’est toujours un exploit, en plus ça faisait longtemps qu’on n’avait pas battu un cador. »

Gaël Tribillon : « Personnellement je suis très satisfait de ma performance aujourd’hui. Ce soir tout allait bien pour moi. Je me sens bien dans ce club, donc j’ai prolongé d’un an mon contrat jusqu’en 2021. En plus je pars en stage avec l’équipe de France des moins de 20 ans dès le premier avril. »

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