Un mercato compliqué pour les Spacer’s

Dernier d’une saison qu’on leur promettait exceptionnelle, les Spacer’s Toulouse Volley espèrent être maintenus sur tapis vert. Seulement rien ne sera officiel avant début juin.

Difficile alors de faire signer des joueurs sans pouvoir leur préciser à quel niveau ils évolueront la saison prochaine. Malgré tout l’encadrement toulousain se montre confiant.

« C’était une saison très compliquée. On a 2 ou 3 blessures accidentelles très tôt en début d’année. En plus cette coupe d’Europe nous coûte beaucoup de temps et d’énergie. » détaille Stéphane Sapinart entraîneur de cette équipe. « Cette année nous effectuons un gros renouvellement d’effectif. La réalité c’est que repartir avec les même joueurs alors qu’on finit dernier du championnat ce n’est pas très cohérent. Mais ne pas savoir à quel niveau nous évoluerons la saison prochaine c’est un frein pour notre recrutement. Malgré cela, on parvient à bien avancer dans les négociations. » poursuit-il. En effet, le maintien des Toulousains est rendu possible par une réforme qui vise à faire passer de 12 à 14 le nombre d’équipes en championnat de France. Les Spacer’s vont donc devoir recruter, car sur leurs 9 joueurs professionnels, 6 quittent le groupe. Pour attirer des joueurs, le co-président du club Jean Azema a la solution. « Certains joueurs nous font confiance pour la saison prochaine. Pour ceux qui ont plus de mal, nous leur proposons une clause pour qu’ils s’engagent à condition qu’on se maintienne. » Néanmoins ce dernier se montre très confiant concernant les échéances à venir. Selon lui, cette réforme peut profiter à tout le monde.

« C’est une idée qui émerge du club de Narbonne. Les clubs de Cannes et Narbonne évoluant en 2e division ont le profil pour évoluer en Ligue A. Il y a un fossé entre ces deux clubs, et le reste de la Ligue B. » développe le co-président des Spacer’s. La Ligue Nationale de Volley souhaiterait également améliorer la visibilité de son championnat. Pour cela et pour séduire une chaîne de télévision, elle doit développer une compétition plus attractive avec par exemple plus d’équipes, et une meilleure répartition des matchs durant la saison. Pour s’améliorer, elle pourrait également s’appuyer sur des normes européennes comme l’arbitrage vidéo, ce qui force les clubs à disposer d’un budget d’au moins 1,2 million d’euros. Or 14 clubs peuvent s’aligner sur ces exigences. Enfin, la Fédération Française de Volleyball pourrait également y trouver son compte. Cette réforme permettrait au Centre Nationale de Volley d’être promu en 2e division. Ce club serait l’équivalent d’un centre de formation à l’échelle nationale.

« Toulouse ne devrait pas être en retard »

Directrice générale de la LNV, Yannick Souvré fait partie des principales intéressées. Si elle avoue qu’administrativement, le chemin est encore long, cette native de Toulouse se veut rassurante avec la capitale du Sud-Ouest. « Toulouse ne devrait pas être en retard. Quand vous disputez la Ligue des Champions, vous atteignez un niveau de structuration avancé ». Si les deux réunions de la Fédération et de la Ligue s’avèrent concluantes, les clubs décideraient eux-mêmes des conditions fortement exigées pour évoluer en Ligue A. La première assemblée générale de la Fédération aura lieu à la mi-mai. Si tout se passe bien, la réunion exceptionnelle pour adopter cette réforme se tiendra le 2 juin. En attendant, Yannick Souvré est catégorique : « Aucune aide financière ne sera accordée aux clubs dont l’avenir est incertain. Tout simplement car c’est impossible. »

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