TO XIII – L’équipe féminine se relève

Nouvel entraîneur, nouvelle vision de jeu. Les Roselionnes du Toulouse Olympique XIII ont repris du poil de la bête.

La grisaille assombrit la pelouse du stade Toulouse-Lautrec, l’équipe féminine du TO sort du vestiaire. Leurs éclats de rire réchauffent l’atmosphère. Au programme de l’entraînement : du jeu ! « Marquer des essais est le plus jouissif pour un joueur. C’est pourquoi j’axe mes séances sur le jeu et l’attaque plutôt que sur la défense. » explique Frédéric Xancho, nouvel entraîneur des Roselionnes. Depuis trois mois, ce dernier s’est fixé pour objectif de redonner le plaisir de jouer à cet effectif au bord du forfait général. Le défi était donc de taille.

Trois mois plus tôt, Cassy (à gauche) avait arrêté de jouer. Pari réussi pour Frédéric Xancho qui l’a convaincue de revenir sur le terrain.

Cohésion et coordination

La bonne entente règne sur le terrain, les exercices ludiques s’enchainent. Le ballon ovale toujours dans les mains, les rugbywomen travaillent leurs passes. Frédéric Xancho sait que pour « marquer plus d’essais que l’on en prend », la cohésion et la coordination sont primordiales. Un état d’esprit collectif qu’il s’efforce de recréer en organisant des « interventions surprises ». Des joueurs professionnels du TO viennent alors les diriger le temps d’un entraînement, ou échanger sur leur expérience autour d’un verre au club-house. Grâce à l’international français mais aussi australien, Mark Kheirallah, les Roselionnes ont acquis la rigueur technique qui leur manquait sur leurs coups de pied.

Pour Frédéric Xancho, le rugby est avant tout un sport d’évitement.

« Certaines pourraient jouer en Élite »

Ce mercredi soir, Frédéric Xancho ne laisse que peu de répit aux féminines du TO. Il y met un point d’honneur, la préparation physique de ses joueuses se fait sur la pelouse. La musculation ce sera pour la saison prochaine. L’enjeu pour les derniers matchs à venir est d’appliquer les combinaisons travaillées à l’entraînement. Les rencontres gagnées sont susceptibles de susciter des vocations auprès des amatrices de rugby. « C’est un effectif avec un fort potentiel, certaines pourraient jouer en Élite sans problème. Mais pour avancer dans le championnat national, il nous faut recruter d’avantages de filles. »

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