Montpellier surclasse le FENIX

En ce jeudi de l’Ascension, la Lidl Starligue avait choisi de mettre en avant le choc occitan entre le FENIX Toulouse Handball et le Montpellier Handball. Les locaux, enlisés dans le ventre mou du championnat, faisaient figure d’outsider face au leader. La logique a été respectée.

Il y a cinq mois de cela, le MHB s’inclinait d’un petit but ici à Toulouse en quart de finale de Coupe de la Ligue.

Conscient de l’écart physique et technique qui sépare les deux formations, Philippe Gardent prend tous les risques en évoluant sans gardien lors des attaques et ce dès la première minute de jeu. En supériorité numérique, les forces s’équilibrent, et le FENIX tient tête à une des quatre meilleures équipes d’Europe, 6-6 après 14 minutes. Au quart d’heure de jeu, la défense du MHB prend le dessus, ce qui leur offre des opportunités de marquer rapidement dans des buts vides. Malgré le temps-mort, les locaux ne réagissent pas. L’aisance technique des Montpelliérains se fait ressentir par un premier kung-fu après 22 minutes de jeu. Le joueur du mois Melvyn Richardson est à la conclusion. Le score est logiquement de 11-19 à la pause.

En seconde période, les offensives toulousaines retrouvent de l’allant. Le leader se contente de maintenir l’écart. Le pivot Fredric Pettersson, fait bonne figure face à son futur club et trompe à plusieurs reprises l’international Vincent Gérard. Mais à force de jouer avec le feu… alors que l’écart se réduit légèrement 21-27 après 45 minutes, le MHB se retrouve en double infériorité, réveillant alors un Palais des Sports plein comme un œuf. Mais une fois encore, les visiteurs maîtrisent leur sujet et trouvent encore la solution. La fin de match ne proposera aucun suspens. Score final 26-34. Le MHB s’est vengé et continue de rêver au titre.

Stats :

FENIX Pettersson (6/7), Chelle (5/6), Sole Sala (5/5), Idrissi (9 arrêts).

MHB Guigou (12/15), Richardson (4/4), Causse (4/4), Gerard (10 arrêts et 1 but).

Les réactions :

En conférence de presse d’après match, beaucoup de tensions se sont ressenti coté toulousain traduit par des mots crus.

« On est dans le match seulement 15 minutes. On a des échecs mais on ne réagit pas. Heureusement que Yass (Idrissi) est là dans les buts. On baisse la tête trop rapidement et on n’applique plus les consignes alors que nous sommes à domicile. Ils nous ont marché sur la gueule. » explique Romain Ternel.

« On les laisse nous marcher sur la gueule » rétorque Philippe Gardent. « Quand on joue à 7 contre 6, il faut être plus discipliné que ça. On joue à réaction et le déroulement du match me gêne vraiment. Il y a des joueurs, étrangers notamment qui sont trop délicats dans leur investissement. Rafał Przybylski est aux abonnés absents depuis 5 matchs. Il est dans le dur et force encore plus ses gestes. Ce n’est pas la solution. Déjà qu’on avait un soucis pour tirer de loin avec nos arrières gauche, on n’avait pas besoin de ça. »

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