Gaël Tribillon, le diamant brut du Fenix

À seulement 19 ans, Gaël Tribillon compte parmi les figures montantes du handball français. Auteur de 19 buts en deux matchs, l’ailier gauche toulousain vient d’être élu joueur Made In Hand du mois d’avril.

À quand remontent vos premiers pas sur un terrain de handball ?

J’ai commencé à six ans à Vierzon. Ce sport est une histoire de famille. Mon père et ma mère sont d’anciens joueurs. Mon frère évolue en Nationale 1 avec le club de Bagnols-sur-Cèze. Nous partageons la même passion et c’est une chance. Cela permet de discuter des différents aspects de notre pratique. Surtout, je sais que je peux compter sur mon frère pour m’accompagner dans ma carrière.

Votre jeune âge a-t-il toujours été un atout pour vous ?

Avoir sauté une classe a été déterminant pour moi. Cette année d’avance m’a offert de nombreuses opportunités. Par exemple, en classe de seconde j’ai pu directement intégrer le Pôle Espoir de Chartres. Alors que les autres joueurs de mon âge, encore au collège, ont dû passer par le Centre d’Entrainement Régional, un passage obligé avant d’accéder au Pôle. J’ai pu progresser rapidement en côtoyant des personnes plus matures. J’ai donc grandi plus vite.

Quelle a été votre réaction lorsque le FENIX Toulouse Handball a voulu vous recruter ?

Je ne m’y attendais pas du tout. J’ai reçu la proposition de Toulouse en octobre 2016, trois mois après avoir signé pour deux ans à Chartres… Bien sûr j’étais content, mais j’ai quand même pris le temps de réfléchir avant de signer. La situation était complexe. Il a fallu négocier le rachat de mon contrat. Aujourd’hui je ne regrette pas mon choix ! Je me sens bien ici. Mes coéquipiers m’ont intégré facilement. Ils me considèrent comme un joueur professionnel à part entière.

Vous ne regrettez pas votre choix ?

En arrivant, je pensais que je resterais cloué au banc pendant six mois. Mais Philippe Gardent, notre coach, m’a rapidement fait confiance. J’ai pu faire mes preuves en ayant 5, puis 10, 20 et même 30 minutes de temps de jeu. À 19 ans, j’ai une place de titulaire dans un effectif professionnel, c’est impossible normalement…

Laisser un commentaire