ST – Bilan avec Sofiane Guitoune

Éliminé 23-11 par Castres en barrage, le Stade Toulousain est au repos forcé. Envisageant déjà la saison prochaine, l’ailier Sofiane Guitoune nous livre les leçons tirées de cette défaite.

Ce week-end Montpellier et Castres se sont qualifiés pour la finale du Top 14, c’était prévisible selon toi ?

Vu la saison qu’ils ont réalisée, voir Montpellier monter en finale était prévisible. Le MHR était premier de bout en bout avec un record de bonus offensif. Par contre Castres, c’est le petit qu’on n’a pas vu arriver et qui finit par casser tout le monde. C’est une équipe en forme qui s’est retrouvée dans les six premiers au dernier moment.

Vous n’aviez pas vu arriver les Castrais ?

On savait très bien qu’on avait déjà perdu deux fois contre eux cette année, on peut même dire trois fois avec la raclée qu’ils nous avaient mise l’an passé. Et encore la saison dernière, à domicile, on gagne à la dernière minute sur une pénalité de 45 mètres en coin de Sam Marques. Donc ça a toujours été compliqué contre le Castres Olympique, mais on s’était bien préparé. On n’avait pas envisagé de perdre et c’est arrivé…

Qu’est-ce qui a manqué aux Stadistes pour gagner contre le CO ?

C’était un non-match de notre part, on a été méconnaissable. On n’a pas produit le jeu qu’on a mis en place sur toute la saison, on est tout simplement passé à côté de notre match.  Pourtant on était prêt et soudé. Après coup, on en a parlé entre nous et on s’est demandé ce qu’il aurait fallu changer. Personnellement, je persiste à dire qu’il ne fallait rien changer. Le jour J, j’étais persuadé qu’on allait gagner.

Bien qu’éliminé en barrage, le Stade Toulousain a tout de même réalisé une meilleure saison que l’année passée. Quelles évolutions as-tu observées et que faudra-t-il consolider pour la saison prochaine ?

Ce n’était pas compliqué de faire une meilleure saison. On avait tous à cœur de se racheter, de montrer un meilleur visage du Stade Toulousain et de nous-mêmes. Maintenant ça va être encore plus dur de faire mieux l’année prochaine, on a mis le curseur assez haut et il va falloir continuer dans ce sens-là. Surtout que le peu de joueurs qui partent ont été exemplaires cette saison, ce sont des cadres l’équipe. Alors il va falloir faire sans eux pour continuer à grandir. Il faut qu’on poursuive sur cette lancée, qu’on garde l’enthousiasme dont on a fait preuve tout au long du championnat dans nos rencontres. Si le public est venu de plus en plus nombreux à Ernest-Wallon, c’est qu’il s’est régalé de voir nos matchs. Par contre, il va falloir progresser sur ces vingt dernières minutes qui nous ont fait du tort toute cette saison.

En 2018, tu n’as joué que deux matchs… Quel a été ton rôle au sein de l’effectif ?

J’aurais pu rester dans mon coin et faire la gueule mais je ne suis pas comme ça. Je me suis entrainé, j’ai essayé de rehausser mon niveau pour que la personne qui joue à mon poste hausse aussi le sien et qu’une concurrence saine se crée. Pour que tout le monde se tire vers le haut ! Je suis un bon soldat… même si c’était difficile de ne pas jouer. Surtout pendant des matchs où l’équipe fonctionne bien et encore plus pendant les phases finales. Mais c’est ma onzième année en professionnel donc je sais comment ça se passe. Quand tu n’es pas sur le terrain et que les autres marquent des points, c’est compliqué de chambouler la hiérarchie.

Ton contrat au Stade Toulousain prend fin dans un an, comment envisages-tu la suite ?

Ça va être la première année où je vais arriver au Stade Toulousain pour entamer une préparation physique à fond et en forme. Ça va me faire beaucoup de bien, j’ai envie de montrer mon vrai visage au Stade Toulousain et j’espère que cela va bien se passer. Tout au long de cette saison j’ai donné le meilleur de moi-même pour revenir après un an et demi de blessure et ça a été très compliqué. Je faisais des moitiés d’entraînement, je vivais sous anti-inflammatoire… Je me rappelle de Gaël Fickou qui me disait que j’étais un four à micro-ondes avec tous mes emplâtres américains ! Pendant un moment j’ai même cru que je ne pourrais plus jouer au rugby. Enfin mon corps va beaucoup mieux et sur le terrain j’ai retrouvé mes repères.

*Crédit Photo : Stade Toulousain Rugby

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