Trois questions à un champion du monde

À peine sacré champion du monde U20, Matthis Lebel signe son premier contrat professionnel au Stade Toulousain. En trois questions, le jeune ailier revient sur sa carrière entamée sur les chapeaux de roue.

En tant que fils d’un capitaine emblématique du Lombez Samatan Club, le rugby était une évidence pour toi ?

Oui complètement, je suis né avec un ballon de rugby dans les mains. Mes premiers souvenirs de rugby sont directement liés à mon père. Quand j’étais petit, à chaque fin de match, il me prenait dans ses bras et j’avais la chance de serrer la main de grands joueurs qui aujourd’hui sont internationaux pour certains. Je m’en souviendrai toujours. Il y a beaucoup de  » fils de  » dans le milieu du rugby, mon père n’est pas le plus grand et forcément j’ai moins de poids sur les épaules. Mais j’ai quand même à cœur de le rendre fier de moi sur le terrain. On est très fusionnel, on n’a pas toujours besoin de se dire les choses. Pendant la finale des Championnats du monde, il était dans les tribunes et j’ai vu dans ses yeux qu’il était fier de moi ce jour-là.

Justement, cette finale est le seul match des Championnats du monde que tu n’as pas disputé, comment as-tu gérer ta frustration ?

Évidemment c’était compliqué de gérer ma frustration… Mais j’ai pris du recul et j’ai supporté les copains. Surtout qu’on a vécu un début de compétition en demi-teinte. On avait un vrai manque de cohésion au sein du groupe, nos premiers matchs étaient très moyens. C’est pendant un dîner au restaurant qu’on a réussi à créer une certaine osmose entre nous et le staff par la même occasion. On s’est tous rassemblé autour de ce grand playmobil qui ne nous a plus lâchés. Avant cette soirée-là, cette Coupe du monde était loin d’être gagnée.

Avec un titre de champion du monde et un contrat professionnel en poche, quels sont tes objectifs maintenant ?

Le Stade Toulousain est le club phare que tout rugbyman de la région souhaite intégrer. Mon contrat avant la coupe du monde était déjà presque acté, je savais qu’en rentrant j’allais le signer. L’objectif maintenant est de gratter le maximum de temps de jeu avec l’équipe 1. Même si la reprise a été dure, je suis prêt à travailler sur mes lacunes, comme mon jeu au pied par exemple. Sur le long terme, forcément la coupe du monde 2023 à domicile, j’y pense. Mais je ne veux pas brûler les étapes, je veux d’abord tout mettre en œuvre pour être le meilleur en club. Je veux faire mes preuves en championnat et ensuite je penserai à l’équipe de France.

Photo Stade Toulousain Rugby

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