Mon rêve russe devenu Bleu

Un événement mondial. Un stade plein et cosmopolite. Deux équipes, deux nations. 22 joueurs pour un match unique. Une ville bouillonnante prête à fêter la fin d’une aventure magique.

Voici mon récit d’une finale vécue en plein cœur du stade Loujniki de Moscou.

Une finale, on la vit, elle n’est pas prévisible.  Dès lors que tu pars de chez toi pour aller au stade, comme  pendant la partie et ce jusqu’à la fête finale dans les rues de Moscou, tu ne sais rien de ce qu’il va se passer. C’est donc à l’entrée du métro que le match commence pour une dizaine de supporters français . Dans un wagon rempli, supporters français et croates sautent en hurlant leurs chants nationaux dans une compétition à qui fera le plus trembler le métro. Des brésiliens se sont mêlés entre temps à la fête et jouent le rôle d’arbitre entre les deux camps. À la sortie du métro, après avoir traversé une foule de gens venue pour essayer d’acheter des billets tant convoités, nous arrivons au stade où nous attend une ambiance épique, digne d’un avant match de finale de coupe du monde ! Tu ne sais pas ce que ressentent les acteurs et les réalisateurs du festival de Cannes lorsqu’ils gravissent les marches sur tapis rouge mais ta montée des marches du stade Loujniki est tout aussi impressionnante surtout lorsqu’on est situé tout en haut des gradins.

 

C’est bon tu y es, le stade n’est pas encore plein mais tu commences déjà à imaginer la foule, le bruit, les joueurs sur le terrain lorsque le match commencera. Des frissons te parcourent l’échine car tu le sais, tu vas voir ce dont tu as toujours rêvé, un match de coupe du monde et quel match ! Tu ne tiens plus en place, tu restes debout car tu vois ton équipe en difficulté. Tu vois aussi les 3000 supporters croates de l’autre côté du stade. Plus nombreux tu le sais, ils donnent un ascendant psychologique à leur équipe. Tu stresses car ton équipe n’a clairement pas la faveur du public. Tu stresses lorsque la Croatie égalise. Tu stresses lorsque tu attends la décision de la VAR. Et enfin tu crois au miracle quand ton équipe mène à la mi-temps. Tu te libères un peu plus en deuxième mi-temps quand les Bleus jouent enfin au ballon et tu assistes à un match plus équilibré. Tu hurles lors du troisième but car tu commences à y croire ! Tu exploses de joie avec le quatrième but, celui de la délivrance ! Mais tu recommences à douter après le deuxième but croate. Et voyant le temps défiler, tu le sais, celle-là, c’est la bonne pour l’équipe de France qui l’attend depuis 20 ans, pour tous les français et pour toi qui l’a rêvée.

Au coup de sifflet final c’est fait. Ils ont réussi, ils sont champions. Toi aussi tu l’es car après le match des moments magiques t’attendent, des moments réservés aux champions. À la sortie du stade, tu vois Omar Sy, drôle de coïncidence car tu chantais le matin même  » Bleu blanc rouge c’est François le français  » d’Omar et Fred !Tu commences à chanter, il se retourne, rigole puis échange quelques mots avec toi. Oui tu es en plein rêve mais ce n’est pas fini. Tu descends du métro dans le centre de Moscou noir de monde. Tout ces gens sont sortis pour célébrer leur événement qui touche à sa fin et qui s’est déroulé parfaitement. Tu vois les russes faire la fête comme si c’était eux qui avaient remporté cette coupe. Et en effet à Moscou, le 15 juillet, la victoire ne fut pas seulement française mais aussi bel et bien russe !

 

Le lendemain, tu te réveilles, et non tu n’as pas rêvé. Tout ce que tu as vécu est à jamais imprimé dans ta mémoire . Tu admires ces moments inoubliables qui filent dans ta tête et tu sais que tu les admireras toute ta vie. C’est à ton réveil alors qu’enfin tu réalises.

 » Россия, Франция,  Спасибо!  » (Russie, France, merci !)

Ces mots résonnent encore et pour toujours…

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