UJS-Garges : Tant de frustration

Retour avec Hector Nuñez, l’entraîneur de l’UJS Toulouse, sur la défaite face à Garges. Une défaite qui sera dure à digérer.

Malgré la défaite, les Toulousains avaient réalisé un bon match à Nantes et abordent confiant ce deuxième match à la Faourette. Garges, demi-finaliste l’an passé, est en quête de son premier succès.

Cette envie se traduit dès le coup d’envoi par une occasion de D. Mendy dont le lob est trop mou pour surprendre Carlos. Le gardien espagnol est omniprésent en ce début de match ; il réalisera une dizaine d’interventions avant que son homologue francilien ne soit sollicité. Des arrêts, évidemment, sur des tirs plus ou moins dangereux, mais aussi des sorties face à l’attaquant. Appuah se retrouve face à lui pour deux grosses occasions en quinze secondes (7e) mais le dernier rempart toulousain tient.

Et l’équipe de l’UJS pendant ce temps ? Elle souffre. « On s’est trop précipité mentalement, explique l’entraîneur. On n’a pas été capable d’analyser ce que le match demandait. » Il demande donc son temps mort après 8 minutes et la différence se fait sentir, même si la 5e faute d’équipe arrive dans la foulée, obligeant les Toulousains à rester propres dans toutes leurs interventions.

Sur un ballon qu’il intercepte, Amine Goual remonte le terrain et met enfin Lokoka à contribution (10e). Le match s’équilibre. Garges commet une troisième faute, offrant un coup franc à 10 mètres que Dylan Correia envoie dans le mur. Ahssen récupère le ballon mais N’Gala fait une nouvelle faute. Puis encore une faute gargeoise. En dix secondes, les visiteurs ont rejoint l’UJS à cinq fautes. Le prochain coup de sifflet donnera un tir franc à l’adversaire.

Les arbitres ont toujours une appréhension à siffler la sixième faute et laissent parfois filer en cas de doute, même petit. Lorsque Christopher Romao est bousculé, les hommes en bleu ont-ils voulu éviter de faire basculer le match en accordant un tir franc aux Toulousains ? Sur la contre-attaque, Berbak, N’Gala et Mendy déroulent et Carlos est sans défense. Le match à basculé.

Christopher Romao, après un appui sur Youness Ahssen tente d’égaliser mais manque le cadre. Outman Abdelhamid et Youness Ahssen tentent également leur chance. Sur plusieurs actions litigieuses, les arbitres refusent encore de siffler et s’attirent les protestations du fervent public. Avant la pause, Garges Djibson manque également plusieurs opportunités majeures. Par deux fois, le but semble ouvert mais la dernière passe ou le tir font défaut. Sans parler de la transversale qui sauve l’UJS sur le tir de Kebe. « À partir du temps mort, on a réalisé un très bon travail, en équipe. On a été meilleur que l’adversaire sur ces douze minutes-là. On aurait pu rentrer avec 1-1, 2-1 ou 2-2 » regrette Hector Nuñez.

À la reprise, Youness Ahssen bombarde la cage de Lokoka mais bute sur la défense. C’est finalement d’une contre-attaque que vient l’égalisation. Kebe tacle irrégulièrement Christopher Romao qui filait vers les buts. L’ancien Bruguiérois décale le coup franc pour Youness Ahssen qui égalise.

L’ancien champion de France réagit très vite en faisant à nouveau trembler la transversale de Carlos puis reprend l’avantage sur une nouvelle action contestée. Amine Goual perd le ballon après avoir reçu un coup au visage. Rien selon les arbitres. Kebe peut partir en contre-attaque et transmettre à P. Mendy. « Le 1-2 est très dur. On venait d’égaliser. On avait travaillé beaucoup et première période pour ça. »

Après cette action, l’UJS semble décrocher. Le but du 1-3 vient d’une inattention, combinée à une part d’audace et de réussite de la part de Garges Djibson. Pour le suivant en revanche, c’est un manque criant d’agressivité qui permet à Kebe de remonter le terrain sans être attaqué. Hector Nuñez doit poser son temps mort. « On n’a pas su gérer la frustration de voir les erreurs d’arbitrage sur les buts, car les deux premiers buts viennent de [là]. Mais ce n’est pas une excuse ; on aurait dû bien gérer ces moments-là. Avec des équipes de ce niveau en première division, quand tu ne sais pas maîtrisé ta frustration, tu sors du match er ça se voit au résultat. Et le meilleur exemple c’est aujourd’hui » conclut-il. Son équipe, hélas, lui a donné raison en encaissant deux nouveaux buts.

Malgré une réaction d’orgueil, au sens propre, avec plusieurs occasions en fin de match, le score n’évolue plus. La belle différence de buts glanée contre ACASA est envolée. Les Toulousains devront repartir de l’avant. Ils reçoivent à nouveau pour la prochaine journée (dès samedi) mais la venue du champion n’est pas la plus facile à négocier. Surtout quand le KBU sort d’une semaine frustrante qui l’a vu échouer face à trois cadors européens.

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