PSG-Fenix : Que retenir?

Face au rouleau compresseur du PSG, le Fenix n’a pas pu bousculer son adversaire malgré une bonne performance. Le bilan en championnat reste alarmant.

Bien évidemment, il ne fallait pas compter ce soir sur un cadeau parisien pour relancer la machine toulousaine. Le PSG a maîtrisé son sujet sans réussir à mettre Toulouse complètement hors d’atteinte. « C’était l’objectif de ce match, explique Philippe Gardent (entraîneur du Fenix). On n’a pas la prétention de venir ici pour gagner le match. Alors il fallait au moins ne pas être distancé pendant 60 minutes, et c’est ce qu’on a fait. On a beaucoup de pertes de balle, mais défensivement on était pas mal. » Philippe Gardent peut dire merci à son portier. En l’absence de Yassine Idrissi, Kévin Bonnefoi  a été impérial. Sur l’ensemble du match, il ne réalise que 9 parades, mais quelles parades ! Essentiellement en contre-attaque ou à 6 mètres, face à des pivots. Ces derniers en revanche étaient beaucoup trop libres, et pas assez surveillés par la défense toulousaine, notamment par la recrue Henrik Jakobsen. Efficace depuis le début de saison, ce n’était pas son soir. Du côté des satisfactions, on peut noter comme toujours le capitaine Nemanja Ilić 4/4, Ferran Solé Sala 8/8 dont (4/4 au 7m).

Mais également le 6/8 de Markus Olsson. La recrue en provenance de Skjern lance crescendo sa saison. Ces belles statistiques permettent à Toulouse d’inscrire 30 buts, performance que seul Nantes a réalisé cette saison toutes compétitions confondues. À noter que Ferran Solé Sala, meilleur buteur de ce match, et meilleur ailier droit du dernier Euro, a de nouveau était appelé avec sa sélection espagnole pour des matchs de qualification.

Néanmoins, la situation reste alarmante pour Toulouse. Neuf matchs et seulement un point d’engrangé. Philippe Gardent a souhaité rester positif. « Ce n’est pas une période facile, mais on travaille. Dans l’équipe il n’y a pas de mauvaise volonté. C’est difficile de retrouver de la confiance. Ce match va peut-être nous faire du bien, on n’est pas déçu de notre performance » poursuit Philippe Gardent.

Mais au-delà de l’équipe c’est la capacité de l’entraineur à faire gagner les siens qui est remis en question. « Personnellement je ne me sens pas en danger. On vient de faire deux belles saisons où, pour un club comme nous, c’est presque inespéré. Si à chaque fois qu’une équipe enchaîne quelques mauvais résultats on vire le coach, le monde du sport ne va pas s’en sortir. » Conclus-t-il.

Après le match, nous avons également croisé le demi-centre parisien Sander Sagosen. « Toulouse est une belle équipe. On n’a joué notre jeu sans parvenir à creuser un grand écart, mais on n’a fait très peu d’erreurs, ce qui nous a permis de gérer le match. »

Difficile alors de faire un bilan de ce match. La situation est urgente, il faut prendre des points. Le prochain défi sera une nouvelle fois de taille pour les toulousains. La réception de Dunkerque mercredi prochain s’annonce périlleuse mais cette fois-ci la victoire semble envisageable. Ensuite place à la Coupe de la ligue avec la réception de Cesson, qui pourrait être un grand bol d’air pour les partenaires de Nemanja Ilić.

 

Les statistiques du match ici.

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