ST-Wasps : « Le groupe a gagné en maturité »

Le Stade Toulousain s’est imposé 42 à 27 face aux Anglais à l’issue d’un match débridé. Cette quatrième victoire en Champions Cup assure aux Rouge et Noir une qualification en phases finales. A chaud, Thomas Ramos nous livre ses impressions sur ce match.

Sur la pelouse détrempée d’Ernest Wallon, les Toulousains n’ont pas flanché et ce jusqu’à la 80e minute. Un festival d’essais, du jeu de ballon, de la tension entre les joueurs : les ingrédients étaient réunis pour assurer aux supporters un spectacle digne d’une Champions Cup des plus relevée. Les Stadistes ont su compenser leurs largesses en défense par un système offensif implacable, assurant ainsi leur statut de favori pour emporter le titre final.

Chahutés en défense, quelles leçons tirez-vous de ce match ?

« Depuis la saison dernière, on essaye de produire un jeu qui fait vivre le ballon. On est tombé face à une équipe très très joueuse, qui a peut être le même vécu que nous. Aujourd’hui on a vu que face à des équipes comme celle-ci, il faut être plus rigoureux en défense. On a quand même pris 30 points. En première mi-temps, je pense qu’il y a eu un manque de communication entre nous. A la pause on n’était pas forcément d’accord sur la défense qu’il fallait adopter, notamment en ce qui concerne l’essais 80 mètres qu’ils nous mettent. C’est une erreur défensive qu’on va corriger pour les prochains matchs grâce à la vidéo, mais ce qu’on a produit grâce à notre système offensif est très bien. »

En quoi cette rencontre a-t-elle été compliquée à mener jusqu’à la 80e ?

« Ce match s’est déroulé comme une partie de ping-pong et ce qui a été embêtant pour nous : ils marquaient, on marquait… Dès que l’on pensait avoir créé un écart, ils réussissaient rapidement à nous rattraper au score. Jusqu’à la 60-65e minute, on n’était pas serein quant à notre victoire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’on ne s’est pas affolé. A chaque essais encaissé, deux ou trois joueurs prenaient la parole pour qu’on garde la tête froide et c’est ce qui montre que le groupe a gagné en maturité. »

Numéro 15, il est quand même fréquent de vous voir évoluer en premier attaquant…

« Oui c’est en fonction du système de jeu que l’on met en place, je suis régulièrement en premier attaquant dans un troisième ou quatrième temps de jeu. Parfois, il arrive que le 10 se retrouve dans le ruck et c’est souvent au 15 de prendre le relais. J’aime bien évoluer au poste de numéro 10 aussi, ça me permet de toucher le ballon. On a vraiment plein d’options à ce poste là avec Zack Holmes ou Romain Ntamack, ça nous donne l’opportunité de varier notre jeu. »

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