Romain Ntamack, l’enfant prodige

À 19 ans, Romain Ntamack va entamer la préparation du Tournoi des six nations avec le XV de France, suivant ainsi les pas de son père.

« Plutôt que d’être une source de pression, c’est une source de motivation et d’inspiration pour moi. » Romain Ntamack ne semble en rien agacé par la comparaison systématique faite entre lui et son père – Émile Ntamack – international français aux 368 matchs disputés sous le maillot toulousain. À tout juste 19 ans, le numéro 10 de formation est devenu la clef de voute de l’attaque stadiste en s’appropriant le poste de trois-quarts centre. Cette saison 2018-2019 l’a fait éclore et son titre de champion du monde U20 n’y est pas pour rien. « Notre titre a forcément marqué un tournant dans ma carrière ou celle des autres. J’ai gagné en confiance, j’ai pu obtenir plus de temps de jeu et on peut dire que ça m’a libéré sur le terrain. » Soucieux de protéger son jeune talent dans un premier temps, Ugo Mola a finalement décidé de le laisser s’exprimer au fil des rencontres. À tel point que Romain Ntamack compte aujourd’hui 12 titularisations à son actif contre seulement dix l’an passé, Top 14 et Challenge Cup confondus.

« C’est l’un des joueurs les plus complets que je connaisse. Il a tout : des mains incroyables, un très bon jeu au pied, une bonne vision et même de la vitesse… Il mérite amplement sa sélection par Jacques Brunel. » – Iban Etcheverry, champion du monde U20 prêté par l’UBB à Colomiers.

Biberonné au Stade Toulousain, Romain Ntamack intègre l’école de rugby à l’âge de 5 ans. Entamer une carrière professionnelle est une évidence pour lui qui, très jeune, décide de mettre de côté ses études. « À l’école et au lycée, c’était déjà compliqué d’allier mes études et le sport. Assez tôt, j’ai annoncé à mes parents qu’après le bac, mon principal objectif était le rugby. Mais j’essaye aussi de regarder ce que je peux faire à côté, pour relâcher la pression qu’on vit au quotidien avec l’équipe. » Cette pression ne se lit pourtant pas sur son visage. C’est avec sérénité et humilité qu’il compte faire ses premiers pas à Marcoussis pour préparer les deux premiers matchs du XV de France au tournoi des Six Nations. Et même si Jacques Brunel estime que sa sélection n’était « une surprise pour personne », le jeune trois-quarts en fut le premier étonné. « Il y a trois ou quatre ans, je ne m’imaginais pas du tout être appelé pour le tournoi des Six Nations. J’ai beaucoup de chance, je compte apprendre un maximum de choses auprès de ces joueurs de classe mondiale qui ont déjà leur place au sein de cette équipe. » En figurant sur la liste de Jacques Brunel, Romain Ntamack marche dans les pas de son père dont le nombre de sélections s’élève à 46. Record à battre ?

Crédit photos : Icon Sport

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