TFC, On en parle ?

Cette après-midi, le Toulouse Football Club se déplaçait sur la pelouse lyonnaise pour tenter – au moins – de bien figurer et faire plaisir à ses courageux supporters. Score final 5-1.

Semaine après semaine, les observateurs toulousains s’amusent en riant jaune à prédire les mésaventures de leur équipe fanion. Nous pourrions les énumérer ici rapidement, juste pour le plaisir :

Relancer les équipes en grand danger (grande spécialité du club depuis tellement de saisons), ne pas savoir prendre les points face à des équipes de même niveau, encaisser des buts de ses anciens pensionnaires ou joueurs prêtés (Delort, Blin, Cafaro), l’incapacité à se mettre rapidement à l’abri pour s’accorder une fin de saison paisible.

Cette journée encore, il y avait une stat « effrayante » pour les Violets : Memphis Depay, criant haut et fort qu’il mérite un top 5 européen, n’a plus inscrit de but depuis novembre 2018 ! 

Il n’aura eu besoin que de dix petites minutes pour vaincre le signe indien au plus grand désarroi des Indians. Pardonnez-nous le mauvais jeu de mot mais il est certain que dans toutes les chaumières toulousaines, la pensée devait être très très noire. Le soleil et le superbe comportement des Stadistes à Paris – mais on y reviendra – ne donnaient certainement pas envie au peu confiant de rester devant leur écran pour une Bérézina annoncée.

Seul point positif, s’il en est un à ressortir de ce marasme, le superbe but de Dossevi. Puis c’est tout. Il y a perdre et perdre. Prendre 5 buts à Lyon nous diront les communicants ça arrive ! Et bien, à s’y pencher de plus près pas tant que ça. Pour preuve, c’était face Montpellier en septembre 2016. Il y a quelques jours, c’était la journée des compliments, malheureusement parfois il faut aussi parler des choses qui fâchent. Bien que cela ne soit pas apprécié à Toulouse d’émettre quelques critiques, il nous semble évident que pour avancer main dans la main vers ce maintien (on va pas se voiler la face) certaines réponses doivent être données.

Il parait clair à tous ceux qui aiment le foot et le TFC, nous irons même jusqu’à Dijon, que Baptiste Reynet est l’ombre de lui-même depuis son arrivée à Toulouse. Quelques éclats ci et là, mais comme n’importe quel gardien de Ligue 1. Aujourd’hui encore, de mauvais placements, des réflexes aux abonnés absents et 5 buts encaissés.

Ce soir de nouveau, le technicien toulousain, Alain Casanova, n’a pas réussi à mettre en place le jeu léché qu’il affectionne tant. Le jeu à l’espagnole comme il aime à le dire. Quand le verrons-nous ? Comment se laisser couler de cette façon ? Comment ne pas tenter quelque chose ? Pourquoi ne pas utiliser ses 3 remplacements ? Nous n’en dirons pas plus sur l’entraineur des Violets car de toute façon, cela ne servirait à rien. Nous irons au bout et au fond des choses avec lui. Et c’est peut-être la solution, qui sommes-nous pour en juger ?

Il y aura toutefois nos guerriers Gradel et Cahuzac. Les hommes forts de ce TFC. Mais il va falloir se passer du second, expulsé pour la première fois depuis son arrivée au club. Le Corse est valeureux, il montre la voie à ces coéquipiers. C’est le terrain les gars, pas les réseaux sociaux la vérité ! (cette phrase est purement de la fiction). Imaginez maintenant que nous perdions l’Ivoirien sur blessure.

Alors, oui, il y avait déjà un profond désamour des Toulousains pour leur club, moquée dans la France entière, mais maintenant c’est le noyau dur des supporters qui lâche prise. L’heure est grave à notre avis, le scénario catastrophe n’est pas à exclure.

Comment ne pas comparer la gestion des crises ces dernières années. Le Stade Toulousain brillant cette saison a su, lui, se remettre en question, changer son organisation, de la tête aux pieds. Pourtant quadruple champion d’Europe et multiple champion de France. Pourtant le dernier titre ne datant pas de 1957. Mais grâce à ces changements, le bilan est évident. Un stade plein, des gens qui vibrent, tout un effectif se sublimant même avec quantité d’absent, les médias nationaux dithyrambiques et admiratifs.

Le Noir et Rouge revient à la mode, à quand la mode au violet ? Seul M. Sadran a la réponse et il n’est pas certain que cela soit sa priorité. En même temps, nous étions prévenu, certains sont bien accrochés à leur siège et il est encore très très loin d’être éjectable. Mais que se passera-t’il si dans une semaine, nous relancions des Guingampais, lanterne rouge de L1 ?


  

Feuille de match

Olympique Lyonnais –  Toulouse FC  : 5-1 (3-1 m.t.)
Groupama Stadium, 45000 spectateurs, temps agréable, pelouse parfaite.>/em>
Arbitré par Thomas Léonard.

Olympique Lyonnais 
Composition : Lopes (g) (c), Dubois, Marcelo, Denayer, Mendy (Rafael 72e), Ndombele, Tousart, Traoré (Terrier 84e), Fékir.N , Depay , Dembélé (Fekir.Y 79e).
Remplaçants non entrés : Gorgelin (g), Tété, Aouar, Diop.
Entraîneur : Bruno Genesio.

Toulouse FC
Composition : Reynet (g), Amian, Shoji, Jullien, Sylla, Cahuzac, Sangaré, Sidibe (Durmaz 61e), Dossevi, Jean (Sanogo 54e), Gradel (c).
Remplaçants non entrés : Goicoechea (g), Diakité, Bostock ,Garcia, Mubele .
Entraîneur : Alain Casanova.

Buts

OL : Depay (10e), Traoré (30e), Fekir (35e s.p), Dembélé (67e, 70e).
TFC : Dossevi (15e) ;
Discipline

Avertissement:
TFC : Cahuzac (55e).

Exclusion:
TFC : Cahuzac (83e).

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