N2M – Le FENIX² en patron

La réserve du FENIX a largement remporté le choc au sommet face à des Poitevins renforcés et ambitieux.

Il était annoncé comme un sommet décisif, un match entre le leader de la poule et Poitiers, une équipe qui s’est lourdement armé pendant la trêve hivernale. Le combat n’a finalement guère duré plus d’une mi-temps.

L’entame de match est équilibrée et les arrêts de Théo Gehin ne sont pas récompensés puisque par deux fois Poitiers marque sur le deuxième ballon ce qui permet à Poitiers de mener 3-4. C’est la première et la dernière fois que les visiteurs seront devant. La défense toulousaine s’affirme et pousse l’adversaire à la faute : perte de balle, faute offensive, tir non cadré, interception, jeu passif, passage en force et nouvel arrêt. Rien à faire pour Poitiers, Toulouse fait le break. 8-4, 13e.

Les Griffons du Grand Poitiers Handball 86 se reprennent grâce notamment aux buts de leur capitaine et numéro 86, Pierre Bonnin. Le FENIX² s’appuie alors aussi sur son Pierre : Frechou, qui enchaîne les buts (5 en 10 minutes) et maintient l’écart. Une double infériorité numérique, n’y change rien, le
FENIX est devant même si par plusieurs fois Poitiers revient à trois buts, ayant même des balles de -2. Finalement, après une nouvelle perte de balle poitevine, Téo Jarry marque en cage vide le dernier but du premier acte. 17-13.

À la reprise, Joris Labro qui a pris place dans la cage toulousaine décide d’arrêter tout, y compris le suspense. Ses coéquipiers l’aident bien pour cela, marquant but sur but avec, comme en début de match, deux buts de Tom Bertini pour lancer les hostilités. Ensuite, le Joris-Show commence. Quatre arrêts pour deux buts encaissés pendant que le FENIX en marque 5, Christian Latulippe doit poser son temps mort. 22-15, 38e.

Le temps-mort ne peut rien face à la supériorité toulousaine et il faut attendre une exclusion temporaire pour que Poitiers débloque à nouveau son compteur après que Matthieu Marmier a manqué un tir (lointain) vers la cage vide. Alors que Poitiers craque, Toulouse travaille encore. À 4 minutes de la fin et 31-21, Rudi Prisacaru pose son temps mort pour peaufiner les réglages. Pierre Frechou, Romain Giraudeau, Matthieu Marmier et Guillaume Margnoux conclueront la prestation pendant que Joris Labro maintient sa cage inviolée, bien aidée aussi par un double poteau.

Le coin des stats

Avec 9 buts marqués sur 16 tirs, Tom Bertini est le meilleur buteur du match, suivi par Pierre Frechou (6/10) et Romain Giraudeau (5/6). Avec 11 arrêts pour 8 buts encaissés, Joris Labro affiche une efficacité impressionnante de 58% d’arrêts.

La suite ?

Indéniablement, le FENIX² a frappé un grand coup en infligeant une défaite de 14 buts à un concurrent pour la montée. Relégué à six longueurs, Poitiers semble désormais hors course, à moins d’un effondrement du FENIX. Le dernier rival est donc Bruges qui, en s’imposant demain chez la lanterne rouge billéroise, reviendrait à deux points des Toulousains.

Par ailleurs, la série de cartons infligés à domicile n’efface pas les difficultés toulousaines en déplacement. Battu par Lormont puis tenu en échec par Objat (avant-dernier), le FENIX² doit renouer avec la victoire hors de ses bases et les deux prochains déplacements (Tardets et Bruges) sont loin d’être évidents.

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