Les petites histoires du Stade

Hier en conférence de presse, Maxime Médard et William Servat nous ont livré plusieurs séquences émotions. Les deux hommes dévoilent les petites histoires de la grande saison du Stade Toulousain.

Hier en conférence de presse, Maxime Médard et William Servat nous ont livré plusieurs séquences émotions. Entre hommages, souvenirs et coup de gueule, les deux hommes dévoilent les petites histoires de la grande saison du Stade Toulousain.

Tout a commencé par une petite relance d’un journaliste. Alors que Maxime Médard rappelait : « On nous prédisait l’enfer en Coupe d’Europe, nous voilà en demi-finale et leader du championnat. » Un journaliste s’exclame : « Tout est parti d’un en-avant provoqué dans l’en-but ! » (en pensant au sauvetage miraculeux de Maxime Médard sur Freddie Burns à Bath.) L’arrière répond : « Je ne sais pas si ça a montré la voie à l’équipe, si c’est le cas, je suis content d’en être l’acteur principal. Je crois surtout que la semaine précédente, on perd contre Castres à la maison, et j’ai pris la parole car je trouvais qu’on avait baissé la tête et lâché le match. D’avoir acté par ce geste-là, qu’il ne fallait jamais lâcher, je ne sais pas si ça a aidé aux 14 matchs sans défaite, mais c’est bien pour le club. »

Les hommages de William Servat

L’entraineur des avants s’est à son tour présenté à la presse. Il est longuement revenu sur le comportement de deux de ses hommes. « Rien ne me surprend aujourd’hui mais, si je dois relever quelque chose, je relèverais le comportement de certains ce week-end. Après le carton rouge, on fait un choix fort. On sort François Cros. Il quitte le terrain en ayant conscience que le choix n’est pas personnel mais collectif, et c’est le premier à encourager tout le monde sur le côté. Il comprend le choix, il n’est ni déçu ni autre chose, il est le symbole de cette victoire, et c’était important de le relever. » L’ancien talonneur a surtout voulu relever l’état d’esprit de Joe Tekori, alors endeuillé par le décès de sa mère. « Il arrivait de je ne sais pas combien d’heures de vol où il venait d’enterrer sa maman. Ce sont des choses qui marquent, ce sont des tournants dans nos vies. Et pourtant il a tenu absolument à participer à l’échauffement pour être avec tout le monde. Ce qu’il a fait, lui aussi, par rapport au groupe, c’est incroyable. Ces réactions, je les trouve belles. On pourrait croire que c’est normal et que ça rentre dans un système de valeurs, mais je trouve que notre état d’esprit est extraordinaire. » Entre exemplarité, talents, jeunesse, et expérience, le staff toulousain semble avoir trouvé la bonne recette. Devenus l’équipe à battre, les Rouge et Noir auront fort à faire désormais face à un calendrier surchargé à l’intérieur duquel, le déplacement demain au Stade Vélodrome semble presque banal.

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