Colomiers maintenu en Pro D2

L’enjeu était énorme pour Colomiers au coup d’envoi. Après la défaite de Bourg-en-Bresse, une victoire assurait le maintien.

Pour l’avant-dernière journée de Pro D2, Colomiers recevait Soyaux-Angoulême dans un stade copieusement garni, avec la présence des finalistes de la coupe d’Europe 1999. Galtier, Skrela, De Giusti et consorts étaient célébrés à la mi-temps. Pour Colomiers, l’équation était simple lors du coup d’envoi : une victoire et le club était maintenu. En face, les Angoumoisins venaient avec des ambitions et rêvaient d’une qualification en phase finale.

Un combat âpre

C’est Poet qui donne le coup d’envoi pour Colomiers, sous une météo idéale et une pelouse de très bonne qualité. Peu d’envolée et une partie cadenassée lors cette première mi-temps, seul Angoulême arrive à être dangereux, d’abord grâce à la percée de Lafitte mais sa remise intérieur est en-avant à 10 mètres de l’en-but, puis l’ancien columérin Sitauti mord la ligne de touche alors qu’il n’avait plus d’adversaire face à lui pour conclure. Des échecs au buts de part et d’autre et c’est sur un score de parité 3 à 3 que Nicolas Datas renvoie les deux équipes aux vestiaires.

Colomiers à l’envie

Dès la reprise, Colomiers arrive avec d’autres intentions et l’idée de jouer. La solution arrive avec la prise d’intervalle de Maurino qui délivre une passe après contact et Jaminet file à l’essai. 10-3, puis rapidement 15-3 à la suite d’un essai collectif, qui récompense les choix de Béco d’aller en touche lors de trois pénalités successives. C’est à ce moment qu’Angoulême décide de se réveiller mais la défense columérine ne cèdera qu’à une reprise (15-8 à la 67e). Des plaquages offensifs de Barlot et Pimienta donnent le ton des cinq dernières minutes. Colomiers au courage arrache la pénalité de la gagne sur une mêlée, un secteur largement dominé par les Haut-Garonnais.

« J’ai l’impression d’avoir vécu trois saisons en une »

Des scènes de liesse, et l’envahissement de la pelouse dès le coup de sifflet final. Romain Bézian est soulagé d’avoir acquis le maintien, « j’ai l’impression qu’on a vécu trois saisons en une, au niveau émotionnel, stress. On est passé par des états de désespoir et là, un sentiment de joie. Ça y est on est maintenu, on sera la en Pro D2 la saison prochaine, même si certains nous ont enterré un petit peu vite ». Le futur Neversois Joris Cazenave se réjouit de laisser le club en deuxième division, « c’était un match à l’image de notre saison : compliqué. Lors des deux dernières rencontres, le résultat nous sourit car on gagne à Biarritz puis aujourd’hui aussi de 7 points. Maintenant je laisse le club là où il le mérite, c’est à dire en Pro D2 ». Il reste un déplacement à négocier à Aix-en-Provence. Un match sans enjeu, « on peut y aller en tong » s’amuse Bézian

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