Ferran Solé, le meilleur à son poste

Champion d’Europe avec l’Espagne, meilleur tireur de penaltys, meilleur ailier droit de la compétition, voilà ce que Ferran Solé Sala peut ajouter à son CV depuis cet hiver. Entré dans une nouvelle dimension, l’ailier toulousain se confie à Toulouse Sport.

Cet hiver, l’Espagne est devenue pour la première fois championne d’Europe avec de nombreux joueurs évoluant dans le championnat de France. Parmi eux, le discret Ferran Solé Sala, joueur du FENIX. Durant cette compétition, le Toulousain s’est métamorphosé.

On savait que l’Espagne était une grande nation du handball, la victoire finale est-elle une surprise ?

Oui c’est une surprise, car c’est la première fois que l’Espagne est championne d’Europe. On avait déjà été champion du monde, mais en handball, le championnat d’Europe est plus difficile, il y a beaucoup plus de grandes équipes.

Quel était l’objectif avant cette compétition ?

L’objectif n’était pas de gagner, mais d’accéder aux demi-finales, parce c’est déjà très difficile. On a eu beaucoup de mal pour y arriver parce qu’on a perdu deux matchs dans la phase de poule (Danemark et Slovénie). Mais une fois qu’on était en demi-finales on a pensé pouvoir remporter la compétition, parce que je pense que nos 2 défaites, nous font du bien. Elles nous ont montré ce qu’on ne pouvait pas faire dans un championnat comme celui-là.

Parle-nous de cette demi-finale contre la France.

La France était la meilleure équipe à ce moment-là. Au final, ils ne perdent qu’un match, c’est contre nous. Je pense qu’on a débuté cette rencontre avec plus d’envie, mentalement on a été très fort, parce que nous n’avons pas de meilleurs joueurs que la France.

Il y a toujours une rivalité entre la France et l’Espagne, avez-vous préparé ce match d’une manière particulière ?

Peut-être qu’on le prépare différemment mais ça n’a rien à voir avec une rivalité particulière. C’est juste parce que la France est la meilleure équipe du monde.

Après cet exploit, le piège c’était de croire que le plus dur était fait ?

Oui. Mais la victoire contre la France est celle qu’on à le moins fêté. Je pense qu’on a plus fêté la première victoire contre la République Tchèque, que celle-ci. On savait que ce dernier match était un piège, même si on préférait jouer la Suède, plutôt que le Danemark. Au final, on s’en est bien sorti.

Tu as eu un début de saison difficile à Toulouse, t’attendais-tu à jouer à ce niveau pendant l’Euro ?

C’est une situation qui a évolué au fil de la compétition. J’ai toujours été bon avec l’Espagne, donc j’étais confiant. Mais je pensais que mon rôle, serait d’être remplaçant. Finalement j’ai joué beaucoup de minutes, je suis devenu titulaire. Mais je ne m’attendais pas à finir meilleur ailier droit.

T’attendais-tu également à finir meilleur tireur de penaltys ?

Non, c’est arrivé en cours de compétition également. Durant la préparation, il y avait quelques joueurs qui tiraient les penaltys mais moi je ne voulais pas les tirer. Je ne m’entraînais pas à cet exercice parce que je savais qu’il y avait de très bons tireurs. Mais contre le Danemark, le coach me demande de tirer un penalty. Je le rate, mais après il m’a dit de continuer, et j’ai eu plus de réussite.

Souvent à Toulouse, les meilleurs joueurs s’en vont vers Montpellier ou Barcelone, as-tu des contacts avec ce genre de club ?

Non je n’ai aucun contact. J’ai encore un contrat de 2 ans et demi, c’est très difficile de partir avant la fin de ce contrat. D’ici 2020, il peut se passer beaucoup de choses mais c’est encore trop tôt pour penser à cela. Je suis bien ici.

Avant cet Euro, Nemanja Ilić était un peu la star du FENIX, maintenant, tu partages ce statut avec lui. Quelles sont vos relations ?

On est très ami. Il m’a beaucoup aidé l’an passé. En plus, je pense que tous les deux on n’a pas ce caractère-là, à forcément vouloir être le centre de l’attention.

À Toulouse tu joues arrière, en Espagne ailier, quel poste préfères-tu ?

Je préfère être ailier, parce que je me sens meilleur. Mais j’aime bien être où il faut, si je peux aider l’équipe en jouant arrière je serais heureux également.

Enfin, tu gagnes cette finale de l’Euro contre ton partenaire Fredric Pettersson, l’as-tu chambré ?

Non, pas trop. On a beaucoup parlé de la compétition, mais il était très déçu. Je ne l’ai pas cherché plus que ça.

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